INTRODUCTION
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Au cours des dernières années, l’intérêt accordé aux études québécoises, loin de s’estomper, n’a fait que se confirmer, et ce aussi bien chez les universitaires québécois que chez les universitaires de l’extérieur du Québec. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’a été mise sur pied, en mai 1997, l’Association internationale des études québécoises (AIÉQ) dont la mission est de promouvoir et de soutenir le développement de recherches, d’enseignements et de publications portant sur le Québec. Dès le départ, l’AIÉQ s’est efforcée d’identifier ceux et celles qui, à travers le monde, se consacrent à l’étude du Québec et elle a établi un « Répertoire international des québécistes ». Après seulement quatre ans, ce répertoire comprend les noms et coordonnées de plus de 2 000 professeurs, chercheurs, étudiants, mais également de journalistes, administrateurs et fonctionnaires qui sont tous actifs dans le domaine des études québécoises. Fait intéressant à signaler, la majorité de ces québécistes, soit près de 70% d’entre eux, sont de l’extérieur du Québec; ils sont répartis dans 65 pays à travers le monde. Une forte proportion d’entre eux, soit près de 30%, se spécialisent dans l’étude de la culture du Québec; ils s’intéressent plus particulièrement à sa littérature, son théâtre, son cinéma, ou sa chanson. D’autres québécistes, en proportion moins grande, se consacrent à l’étude de la société québécoise: ses institutions, son histoire, sa géographie, ou encore son économie. Très tôt, l’AIÉQ a donc été amenée à prendre conscience qu’elle avait un double défi à relever pour parvenir à soutenir adéquatement et efficacement le développement des études québécoises dans le monde. Il lui fallait permettre aux québécistes étrangers, notamment aux plus jeunes, de repérer et de consulter les ouvrages les plus marquants dans leur domaine de spécialité. Il lui fallait également aider ces québécistes à appréhender la réalité québécoise dans une perspective multidisciplinaire et, par conséquent, leur faciliter la découverte d’ouvrages marquants dans d’autres domaines que le leur. Le projet de constitution d’une « Bibliothèque de base », et par extension d’une « Cinémathèque de base », vise précisément à fournir des éléments de réponse aux questions pratiques suivantes : parmi les centaines de
livres traitant du Québec, quels sont ceux dont la consultation paraît
essentielle pour ceux et celles qui se consacrent à l’étude du Québec?
quels sont les ouvrages
de référence qu’on devrait généralement pouvoir trouver dans un Centre
d’études québécoises? quels sont les ouvrages
« incontournables » que devraient consulter ceux et celles qui
s’intéressent, à l’histoire du Québec, à son territoire, à son évolution
sociale, culturelle, politique ou économique? quelles sont les œuvres
littéraires qui constituent les « classiques » ou les œuvres majeures de
la littérature québécoise? quels sont les films dont le visionnage paraît souhaitable, voire essentiel, pour ceux et celles qui se consacrent à l’étude du cinéma québécois ou plus largement à l’étude du Québec? La « Bibliothèque de base », qui sera mise à jour une fois par année, comprend près de 300 titres de livres portant sur le Québec. À cette liste de livres vient s’ajouter une liste de 34 périodiques dans lesquels sont publiés des articles portant sur le Québec. Les principaux critères retenus pour la constitution de cette liste sont les suivants: nous avons retenu les ouvrages dont l'influence s'est fait sentir dans la longue durée; nous avons, sauf exception, privilégié les ouvrages monographiques plutôt que les ouvrages collectifs; nous avons cherché à tenir compte de l'ensemble des disciplines de manière équitable; nous avons évité, dans la mesure du possible, de retenir plusieurs titres d'un même auteur; les ouvrages retenus ont été publiés en français ou en anglais. Par ailleurs, la constitution de la section proprement littéraire de la bibliographie a été effectuée à partir du travail déjà effectué par Daniel Chartier et la liste retenue a fait l'objet d'un large consensus rassemblant les membres du Centre d'études québécoises de l'Université de Montréal (CÉTUQ) et ceux du Centre de recherche en littérature québécoise de l'Université Laval (CRELIQ). Je tiens à remercier mesdames Micheline Cambron et Lise Gauvin, respectivement directrice du Centre d’études québécoises et directrice du Département d'études françaises de l'Université de Montréal, qui ont assuré la coordination du travail de recherche et de consultation qui a conduit à l’élaboration de cette « Bibliothèque de base ». Je remercie également tous ceux et toutes celles qui, à titre de représentants du Comité scientifique de l’Association internationale des études québécoises (AIEQ), de l’Association Canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS), du Centre de recherche en littérature québécoise de l’Université Laval (CRELIQ), du Programme d’études sur le Québec de l’Université McGill (PEQ) ou encore de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ), ont apporté leur précieuse collaboration à ce projet. Quant à la « Cinémathèque de base », qui sera également mise à jour une fois par année, elle comprend environ 100 titres de films appartenant à l’une ou l’autre des catégories suivantes : fiction, documentaire et animation. Il est à souligner que, parmi les quelque 100 titres retenus, une grande part a été accordée aux films faisant partie du patrimoine québécois cinématographique et culturel en général, de même qu’aux adaptations d’œuvres littéraires. Je tiens à remercier madame Esther Pelletier, professeure titulaire de cinéma à l’Université Laval et membre du Centre de recherche « Cinéma et réception » qui, avec la collaboration des autres membres de ce centre, a mené les recherches et les consultations conduisant à l’élaboration de cette « Cinémathèque de base ». Je tiens également à remercier M. Robert Daudelin pour sa collaboration. Cette bibliographie se veut aussi une invitation faite aux chercheurs à la réalisation de bibliographies sectorielles plus détaillées.
Robert Laliberté
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