Discothèque de base en études québécoises

La chanson québécoise

La chanson québécoise commence-t-elle avec Félix Leclerc et le succès de ses textes poétiques en France en 1950? Avec La Bolduc et ses mots du quotidien, ses musiques empruntées à la tradition dès 1927? Ou même avec Antoine-Gérin Lajoie écrivant, en 1842, «Un Canadien errant», complainte des Patriotes, chanson d’exil qui fera le tour du monde? Peu importe où elle commence: ce qui est sûr, c’est qu’à partir des années 1960, dans le sillage de Leclerc, la chanson québécoise devient plurielle: elle élargit ses horizons musicaux, en même temps que les Québécois découvrent le monde. La chanson est folk, traditionnelle, country, blues, pop, rock, jazz ou rap sans y perdre son âme : parce que ses mots, eux, sont d’ici, ancrés dans le réel québécois. Elle s’exprime dans un français populaire ou châtié, parle des villages et de la ville, raconte nos petites misères ou nos grands bonheurs, nos grandes misères ou nos petits bonheurs. La chanson s’attache aux racines, mais ne s’y enferme pas. Alors que le grand Gilles Vigneault chante encore, les nouvelles voix de la chanson ont pour nom Vincent Vallières, Pierre Lapointe, Tomás Jensen, Ariane Moffatt, Polémil Bazar, et combien d’autres encore qui témoignent de sa vitalité et de sa capacité à dire le Québec d’aujourd’hui ou celui de demain.

L'AIÉQ remercie chaleureusement monsieur Gilles Perron, qui a préparé pour nous cette section sur la musique québécoise.