Cinémathèque québécoise

Descriptifs des principaux films de fiction

1958
Les brûlés Série «Panoramique» Réalisation : Bernard Devlin. Production : Guy Glover. Fiction, noir et blanc, 114 min, 1958. Adaptation cinématographique du roman canadien-français "Nuages sur les brûlés" d'Hervé Biron. Histoire de la colonisation de l'Abitibi, dans les années 1930.
1963
À tout prendre Réalisation : Claude Jutra. Production : Les films Cassiopée et Orion films (Claude Jutra, Robert Hershorn). Fiction, 16mm, noir et blanc, 99 min, 1963. Fiction de style direct et de nature autobiographique. Ce film raconte la liaison entre un jeune homme de bonne famille et un mannequin de race noire, mariés chacun de leur côté. Quand elle lui annonce sa grossesse, il veut l'épouser mais devant les complications que cela entraîne, le couple choisit l'avortement et la rupture.
1964
Le chat dans le sac Réalisation : Gilles Groulx. Production : ONF (Jacques Bobet). Fiction, 35 mm, noir et blanc, 74 min, 1964. Film révélateur des sentiments qui agitent la société québécoise des années 60, il met en scène un homme et une femme d’origines différentes. Interrogation d'un garçon de vingt ans sur le sens de la vie, la valeur de son milieu, son identité et sa responsabilité en tant que Canadien français.
1965
La vie heureuse de Léopold Z Réalisation : Gilles Carle. Production : ONF (Jacques Bobet). Fiction, 35 mm, noir et blanc, 68 min, 1965. Ce film, qui témoigne du contexte cinématographique dans lequel il est tourné, raconte l’histoire attachante et colorée d’un déneigeur qui la veille de Noël et alors qu’une tempête s’abat sur Montréal, doit acheter le cadeau de sa femme et s’occuper d’une chanteuse tout en faisant son travail.
1967
Ça n’est pas le temps des romans Réalisation : Fernand Dansereau. Production : ONF. Fiction, 16 mm, couleurs, 28 min, 1967. Ce film porte sur la condition de la femme au foyer et la vie en couple. À la suite d'un mouvement d'humeur de son mari, une jeune femme s'interroge sur le sens de la vie.
Entre la mer et l’eau douce Réalisation : Michel Brault. Production : Cooperatio (Pierre Patry). Fiction, 35 mm, noir et blanc, 85 min, 1967. Drame sentimental racontant les amours d'un jeune chanteur venu de la Côte Nord et d'une petite serveuse de Montréal.
1971
IXE-13 Réalisation : Jacques Godbout. Production : ONF (Pierre Gauvreau). Fiction, 35 mm, couleurs, 114 min, 1971. Adaptation du personnage IXE-13, tiré du roman feuilleton "L'arène des Passions" de Pierre Saurel. L'as des espions canadiens-français catholiques entreprend en 1949, une lutte mortelle contre les ennemis communistes du Canada français.
Mon oncle Antoine Réalisation : Claude Jutra. Production : ONF (Marc Beaudet). Fiction, 35 mm, couleurs, 104 min, 1971. Chronique d’une petite ville minière des Cantons de l'Est dans les années 1940. Un jeune garçon donne un coup de main au magasin général de son oncle et l’accompagne dans sa fonction de croque-mort. Alors initié au monde adulte il découvre la sexualité et la peur de la mort.
1972
La maudite galette Réalisation : Denys Arcand. Production : Productions Carle-Lamy (Marguerite Duparc, Pierre Lamy). Fiction, couleurs, 100 min, 1972. Drame policier d'après un scénario du romancier Jacques Benoit. Un meurtre crapuleux est l’occasion d’une suite de règlements de compte.
Le temps d’une chasse Réalisation : Francis Mankiewicz. Production : ONF (Pierre Gauvreau). Fiction, 35 mm, couleurs, 97 min, 1972. Étude de moeurs raconte l’histoire de trois travailleurs de l’Est de Montréal qui partent pour une fin de semaine de chasse.
La vraie nature de Bernadette Réalisation : Gilles Carle. Production : Productions Carle-Lamy (Pierre Lamy). Fiction, 35 mm, couleurs, 96 min, 1972. Une femme adepte des théories naturistes et libertaires quitte son foyer pour s’en aller vivre à la campagne avec son jeune fils. Quand un jour, un enfant muet et infirme qu'elle a recueilli, se met à parler et à marcher, on crie au miracle et les pèlerins accourent.
1973
Kamouraska Réalisation : Claude Jutra. Co-Production France-Québec (Pierre Lamy et Mag Bodard). Fiction, couleurs, 124 min, 1973. Adaptation du roman d’Anne Hébert, Kamouraska. Rendue malheureuse par son mari, le seigneur de Kamouraska, une jeune femme pousse un médecin américain à le tuer.
Bar salon Réalisation : Marc-André Forcier. Production : Fernand Dansereau. Fiction, noir et blanc, 84 min, 1973. Les tentatives d’un homme dans la cinquante pour sauver son bar menacé par la faillite.
Les dernières fiançailles Réalisation : Jean Pierre Lefebvre. Production : Cinak et Productions Prisma (Marguerite Duparc, Bernard Lalonde). Fiction, 16 mm, couleurs, 91 min, 1973. Drame poétique relatant les derniers jours d'un couple âgé. Armand, atteint d'une maladie du coeur, refuse de se faire hospitaliser tout en sachant sa mort imminente. Rose demande alors à Dieu la grâce de mourir en même temps que lui.
1974
Night Cap Réalisation : André Forcier. Production : ONF (Laurence Paré). Fiction, 16 mm, couleurs, 36 min, 1974. Un jeune homme dont le père meurt dans une taverne la veille de Noël, rencontre au salon funéraire une ancienne amie qui fait maintenant partie de la petite pègre. Il la tue après avoir pris un verre avec elle dans un bar.
Les Ordres Réalisation : Michel Brault. Production : Prisma (Bernard Lalonde, Gui Caron). Fiction, 35 mm, noir et blanc et couleurs, 108 min, 1974. Évocation du sort de cinq personnes victimes de la loi des mesures de guerre, appliquée en octobre 1970 au Québec par le gouvernement canadien qui appréhendait une insurrection.
1976
J.A. Martin, photographe Réalisation : Jean Beaudin. Production : ONF (Jean-Marc Garand). Fiction, 35 mm, couleurs, 101 min, 1976. Un photographe ambulant effectuant une tournée annuelle se voit obligé d’emmener sa femme. Divers incidents marquent le voyage sans que J.A. Martin ne sorte de sa réserve naturelle.
1978
L’âge de la machine Réalisation : Gilles Carle. Production : Jacques Bobet. Fiction, couleurs, 28 min, 1978. En 1933, à la veille de Noël, un jeune policier qui doit aller à Senneterre pour ramener un prisonnier un peu spécial prend conscience qu'il n'est peut-être pas fait pour ce métier.
1980
Les bons débarras Réalisation : Francis Mankiewicz. Production : Prisma (Marcia Couëlle). Fiction, 35 mm, couleurs, 114 min, 1980. Drame de moeurs se déroulant dans un village isolé des Laurentides où une jeune femme éprouve des difficultés avec sa fillette qu’elle élève seule tout en prenant soin de son frère simple d’esprit.
1981
Les Plouffe Réalisation : Gilles Carle Production : Justine Héroux, Denis Héroux et John Kemeny. Fiction, couleurs, 227 min, 1981. Tiré d’un roman de Roger Lemelin, l’action se déroule à la fin des années 30 et dans les années 40 dans une famille de la base ville de Québec.
1982
Journal inachevé Réalisation : Marilu Mallet. Production : Dominique Pinel, Marilu Mallet. Fiction, couleurs, 48 min, 1982. Film d'avant-garde du peintre Fernand Léger réalisé sans scénario, et construit d'éléments mécaniques, d'étalages et d'attractions foraines dans lesquels interviennent deux femmes, un titre de journal et un extrait d'un dessin animé inachevé de Léger.
1983
Sonatine Réalisation : Micheline Lanctôt. Production : Pierre Gendron, René Malo. Fiction, couleurs, 91 min, 1983. Solidement ancré dans la réalité et la topographie montréalaises, le film relate les problèmes de deux adolescentes souffrant de l’indifférence du monde dans lequel elles vivent. Gagnant de cinq prix dont le Lion d'argent au Festival du film de Venise en 1984.
Maria Chapdelaine Réalisation : Gilles Carle. Production : Murray shostak, Robert Baylis et Harold Greenberg. Fiction, couleurs, 107 min, 1983. Adaptation à l’écran du célèbre roman du terroir Maria Chapdelaine de Louis Hémon.
Bonheur d’occasion Réalisation : Claude Fournier. Production : Raymond, Robert Verrall, Dorothy Courtois-Lecour, W. Paterson Ferns. Fiction, couleurs, 122 min, 1983. Adaptation à l’écran du roman Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, ce film raconte le quotidien d’une jeune fille et de sa famille vivant à Saint-Henri, quartier pauvre et populaire de Montréal dans les années 40.
1984
Les années de rêves Réalisation : Jean-Claude Labrecque. Production : Les films Vision 4 (Claude Bonin). Fiction, 35 mm, couleurs, 96 min, 1984. Chronique d'une époque à travers le portrait d'un jeune couple montréalais depuis le début des années 1960 et de la Révolution tranquille à la crise d'octobre 1970.
La femme de l’hôtel Réalisation : Léa Pool. Production : Bernadette Payeur, Marc Daigle. Fiction, couleurs, 89 min, 1984. Une cinéaste loge dans un hôtel de Montréal, le temps d'un tournage, en compagnie de son actrice principale, devant jouer le rôle d'une chanteuse victime d'une dépression nerveuse. Elles y rencontrent une pensionnaire en qui la réalisatrice croit reconnaître l’héroïne de son film.
La guerre des tuques Réalisation : André Melançon. Production : Rock Demers, Nicole Robert, Claude Bonin. Fiction, couleurs, 91 min, 1984. Série «Contes pour tous». Pendant les vacances d’hiver, des enfants d'un village québécois jouent à la petite guerre. Divisés en deux groupes, chacun cherche à s'emparer du fort de l'autre.
Jacques et novembre Réalisation : Jean Beaudry et François Bouvier. Production : Productions du Lundi matin (François Bouvier, Marcel Simard). Fiction, 16 mm, couleurs et noir et blanc, 72 min, 1984. Pour occuper ses derniers jours, un jeune homme atteint d'une maladie incurable filme avec humour sa mort.
1985
Le matou Réalisation : Jean Beaudin Production : Justine Héroux, Denis Héroux et John Kemeny. Fiction, couleurs, 141 min, 1985 D’après le roman Le matou d’Yves Beauchemin, le film raconte la lutte que mènent un jeune homme et sa femme pour faire prospérer un casse-croûte.
1986
Le déclin de l’empire américain Réalisation : Denys Arcand. Production : ONF et Corporation Image M&M (Roger Frappier et René Malo). Fiction, 35 mm, couleurs, 101 min, 1986. Comédie de moeurs se déroulant dans une villa à la campagne où quatre couples se retrouvent pour un repas. On échange des commentaires, des confidences et des plaisanteries sur les pratiques sexuelles des uns et des autres.
Les fous de Bassan Réalisation : Yves Simoneau Co-production France-Canada ( Justine Héroux). Fiction, couleur, 105 min, 1986. Adaptation du roman d’Anne Hébert, Les fous de Bassan. Un homme se souvient des événements tragiques qui ont marqué son retour au village natal.
Anne Trister Réalisation : Léa Pool. Production : Roger Frappier et Claude Bonin. Fiction, couleurs, 102 min, 1986. Ce film relate l’histoire d’une Juive qui, après la mort de son père, rompt avec ses assises natales (Suisse), sentimentales et artistiques et s’installe au Québec chez une amie.
1987
Un zoo la nuit Réalisation : Jean-Claude Lauzon Production : Roger Frappier et Pierre Gendron. Fiction, couleurs, 115 min, 1987. Récit des retrouvailles entre un fils et son père sur fond d’intrigue policière. Le film a remporté 13 prix Génie.
1988
Les portes tournantes Réalisation : Francis Mankiewicz Production : Malofilm Production et ONF (co-production avec la France). Fiction, couleurs 105 min, 1988. Adaptation d’un roman de Jacques Savoie, une pianiste au crépuscule de sa vie et réfugiée à New-York, décide un jour d'envoyer son journal intime à son fils et à son petit-fils dont elle est séparée depuis longtemps. Tous deux vont en être fortement bouleversés.
1989
Les matins infidèles Réalisation : Jean Beaudry et François Bouvier. Production : François Bouvier, Marc Daigle. Fiction, couleurs, 84 min, 1989. Un photographe qui a entrepris avec un écrivain un projet original ne tarde pas à rompre ses engagements. Leurs personnalités se heurtent.
1991
La sarrasine Réalisation : Paul Tana Production : Marc Daigle, Lise Abastado et Doris Girard. Fiction, couleurs, 109 min, 1991. S’inspirant d’un fait divers du début du XIXe siècle, le film raconte l’affirmation d’une femme dont le mari, un Italien, est injustement accusé de meurtre.
1992
Requiem pour un beau sans-cœur Réalisation : Robert Morin. Production : Lux films inc. Et Coop vidéo de Montréal (Nicole Robert, Lorraine Dufour). Fiction, 35 mm, couleurs, 93 min, 1992. Huit personnes se remémorent, chacune à sa manière, les événements des trois derniers jours de la vie de Régis Savoie, criminel notoire évadé de prison.
Being at home with Claude Réalisation: Jean Beaudin Production: Louise Gendron et Doris Girard. Fiction, couleurs et noir et blanc, 85 min, 1992. D’après la pièce de théâtre de René-Daniel Dubois. Un jeune prostitué homosexuel qui a tué son amant avoue progressivement les motifs de son crime à un inspecteur perspicace.
1993
Le sexe des étoiles Réalisation : Paule Baillargeon. Fiction, couleurs, 1993. Adaptation du roman de Monique Proulx, Le sexe des étoiles. Vivant seule avec sa mère, une fillette de 12 ans renoue avec son père qui a changé de sexe depuis qu’il les a quittées. Prix du meilleur film canadien au Festival international des films du monde en 1993.
1997
Clandestins Réalisation : Denis Chouinard Production : Jean-Roch Marcotte, Werner Schweizer, Éve Vercel, Greta Van Bempt. Fiction, couleurs, 97 min. 1997. Premier long métrage de ce cinéaste engagé, il dépeint la tragique traversée de l'Atlantique, dans le conteneur d'un cargo, de six immigrés rêvant de s'établir en Amérique. Huis clos tourné avec une approche réaliste quasi documentaire.
1998
Le violon rouge Réalisateur : François Girard Co-production Canada, Royaume-Uni et Italie (Niv Fichman). Fiction, couleur, 140 min. Ambitieuse fresque racontant l’histoire d’un violon, de sa création en Italie au XVIIe siècle par un luthier hors pair à sa vente aux enchères à Montréal à la fin du XXe siècle. Le film a remporté plusieurs prix donc celui du meilleur film canadien, neuf prix Jutra, huit prix Génie et un Oscar de la meilleure musique originale.
2 secondes Réalisation : Manon Briand. Production : Roger Frappier. Fiction, couleurs, 101 min, 1998. Portrait d’une cycliste de compétition qui devient messagère à vélo, roulant à pleine vitesse jusqu’à ce qu’elle s’arrête enfin pour trouver l’amour.
Emporte-moi Réalisation : Léa Pool. Production : Lorraine Richard. Fiction, couleurs, 94 min, 1998. Dans les années 60, une adolescente se découvre une fascination pour Anna Karina, un attrait pour les femmes et un goût pour le cinéma.
1999
Souvenirs intimes Réalisation : Jean Beaudin Production : Jean-Roch Marcotte Fiction, couleurs, 1999. D’après le roman de Monique Proulx, Homme invisible à la fenêtre. Un peintre paraplégique reçoit des appels nocturnes d’une ancienne amie qui partage avec lui un lourd secret.
2000
15 février 1830 Réalisation : Pierre Falardeau. Production : Bernadette Payeur. Fiction, couleurs, 114 min, 2000. Film évocateur de la période des Patriotes de 1838, il relate les dernières heures en prison de Chevalier de Lorimier qui sera pendu par la suite.
La moitié gauche du frigo Réalisation : Philippe Falardeau. Production : Qu4tre par Quatre (Joseph Hillel). Fiction, couleurs, 90 min, 2000. Portrait d’un ingénieur de plus en plus affecté par sa situation de chômeur. Gagnant de plusieurs prix dont celui du meilleur premier long métrage canadien à Toronto.
2001
L’ange de Goudron Réalisation : Denis Chouinard. Production : Max Films Distribution en France : Édicentre Films. Fiction, couleurs, 100 min, 2001. Ce film à caractère social et politique, aborde l’immigration et les multiples défis qu’elle pose. Plusieurs sujets s’entremêlent : intégration des immigrants, militantisme de groupes politiques d’action directe, choc des cultures. Il a remporté le prix œcuménique au Festival de Berlin.
2002
Séraphin, un homme et son péché Réalisation : Charles Binamé. Production : Lorraine Richard, Luc Martineau et Louis Laverdière. Fiction, couleurs, 128 min, 2002. Adaptation du roman de Claude-Henri Grignon. Sur fond de colonisation et de misère à Saint-Adèle, village au cœur des Laurentides à la fin du XIXième siècle, la jeune Donalda Laloge, en raison des problèmes financiers de son père, se voit forcée d’épouser l’avare du village. Ce faisant, elle renonce à son amour envers Alexis Labranche.
2003
Les invasions barbares Réalisation : Denys Arcand. Production : Denise Robert, Daniel Louis, Fabienne Vonier. Fiction, couleurs, 111 min, 2003. Dix-sept ans plus tard, les personnages du Déclin de l'Empire américain, se retrouvent avec la même verve et le même brio. L’angoisse de la génération du baby boom à l’approche de la mort, la peur de mourir seul, sans avoir donné de sens à sa vie sont omniprésents. Chronique intime et thèmes universels se mêlent de nouveau. Ce film a récolté de nombreux honneurs dont prix du meilleur scénario à Cannes, Oscar du meilleur film en langue étrangère, César, Jutra et Génie.
La face cachée de la lune Réalisation : Robert Lepage. Production : Media Principia et Films FCL, Daniel Langlois, Robert Lepage, Mario Saint-Laurent et Bob Krupinski. Fiction, couleurs 105 min, 2003. Adaptation de la pièce de théâtre de Robert Lepage. Fascinés par la Lune, Américains et Russes se sont livrés bataille afin d'être les premiers à la conquérir. Ainsi, parallèlement à ses recherches sur notre place dans l'Univers, Philippe, affecté par la mort récente de sa mère, essaie de comprendre le fossé qui le sépare de son frère cadet André. Gagnant du Prix de la critique internationale à Berlin.
La grande séduction Réalisation : Jean-François Pouliot. Production : Roger Frappier et Luc Vandal. Fiction, couleurs, 109 min, 2003. Dans un petit village portuaire, les habitants, autrefois de fiers pêcheurs, sont maintenant contraints à vivre aux crochets des allocations gouvernementales. Pour satisfaire aux exigences d'une usine qui viendrait s'y implanter, les 150 habitants doivent tout faire pour convaincre un jeune médecin de venir s'établir chez eux.
Gaz Bar Blues Réalisation : Louis Bélanger. Production : Lorraine Dufour. Fiction, couleurs, 115 min, 2003. Le réalisateur trace un parallèle entre la chute du Mur de Berlin et l’univers d’un propriétaire de station-service qui ne parvient plus à protéger les siens des dangers et problèmes auxquels ils sont confrontés. Le film a remporté de nombreux prix dont celui du cercle de presse au Festival du film de Paris.
2004
Mémoires affectives Réalisation : Francis Leclerc. Production : Barbara Shrier. Fiction, couleurs, 110 min, 2004. Semi-thriller aux accents fantastiques. Un homme de 41 ans sortant d’un long coma est affecté d’une grave perte de mémoire. Au fur et à mesure qu’il revoit ses proches, quelques images viennent le hanter. Au-delà des mémoires oubliées foisonnent dans sa tête celles d’un passé lointain et violent. Sa quête du souvenir l’amènera là où on lui avait pourtant fait jurer de ne jamais revenir.
Ma vie en cinémascope Réalisation : Denise Filiatrault. Production : Denise Robert et Daniel Louis. Fiction, couleurs, 105 min, 2004. Adaptation au cinéma de la vie d’Alys Robi, première Québécoise à s’être hissée au rang des grandes stars internationales de la chanson populaire. Dès l’âge de cinq ans, elle chante sur les scènes de Québec. En une vingtaine d’années de carrière, elle a vécu des amours tumultueuses, mais a surtout charmé toute une génération par des chansons aux rythmes sud-américains. Au sommet de la gloire, elle doit mettre un terme à sa carrière.
2005
La neuvaine Réalisation : Bernard Émond. Production : Bernadette Payeur. Fiction, couleurs, 97 min. Premier volet d’une trilogie sur la foi, le film a remporté jusqu’à ce jour trois prix à Locarno. Il met en scène une femme médecin qui se croit responsable de la mort d’une patiente et de son bébé. Désespérée et incroyante elle rencontre un jeune homme venu prier pour sa grand-mère malade à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.
C.R.A.Z.Y. Réalisation : Jean-Marc Vallée. Production : Pierre Even Vallée. Fiction, couleurs, 127 min, 2005. De 1960 à 1980, chronique familiale où un père apprend à composer avec l’homosexualité de l’un de ses cinq fils. Portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur. Le film a remporté une importante moisson de prix tant au Canada qu’à l’étranger.
Le Survenant Réalisation : Érik Kanuel. Production : Claude Veillet et Jacques Bonin. Fiction, couleurs, 138 min, 2005. Adaptation du roman Le Survenant de Germaine Guévremont paru pour la première fois en 1945. Au début du siècle, un étranger vient troubler la vie d'une petite communauté fermée sur elle-même. Aventurier détaché des conventions sociales, le Survenant secoue les certitudes et scandalise. Sa force, sa liberté et sa verve suscitent malgré tout l'admiration, l'affection et même un grand amour.
L’audition Réalisation : Luc Picard. Production : Lorraine Richard et Luc Martineau. Fiction, couleurs, 110 min, 2005. Un homme qu’on engage pour menacer violemment les gens qui doivent de l’argent a toujours rêvé d’être acteur. L’occasion de passer une audition pour un rôle dans un film et l’annonce que Suzie attend leur enfant viennent bouleverser sa vie. Le film a remporté plusieurs prix dont l’Iris d’or au FIFM.
Les États-Unis d’Albert Réalisation : André Forcier. Co-production : Canada, France, Suisse (Yves Fortin, David Kodsi et André Martin). Fiction, couleurs, 91 min, 2005. En 1926, un jeune comédien québécois, parti vers Hollywood, tente d'échapper au fantôme de son ancien professeur de théâtre. Il rencontre une jeune mormone rêvant d'avoir plusieurs maris et devient l'ami d'un séducteur impénitent.
2006
Un dimanche à Kigali Réalisation : Robert Favreau. Production Lyse Lafontaine et Michael Mosca. Fiction, couleurs, 118 min, 2006. Adaptation du roman de Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine à Kigali. Printemps 1994, alors qu'il tourne un reportage sur le sida au Rwanda, un journaliste québécois est témoin des tensions grandissantes entre les communautés Tutsis et Hutus.